TOP2017 – Les meilleurs albums de 2017

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Vous pensiez y couper ? Bim dans vos gueules, voici mon avis personnel dont tout le monde se fout sur les sorties musicales 2017. Comme je ne fais pas exactement comme tout le monde, vous n’aurez pas droit à un classement numéroté, parce que qui peut sincèrement classer 100 putains d’albums allant du free-jazz des balkans au drone-metal expérimental ?.. Pas moi, en tout cas. D’ailleurs les 10 meilleurs albums que j’ai choisis ne sont pas une vérité absolue, j’ai déjà changé d’avis après avoir publié. D’où mes mentions honorables.

Bref, en avant les zozos !

Les 10 meilleurs albums de 2017

Corridor – Supermercado

Le Voyage Eternel a foutu un bon gros coup de pied dans la fourmilière du rock indépendant, les pédales d’effet clouées à la chaussure. Avec Supermercado, Corridor ont aéré leur son sans renier leurs atmosphères brumeuses, épuré leurs compositions pour une formule plus pop et donc plus accessible. Les délicieuses superpositions de guitares sont les véritables héroïnes de cet album.

 

Forever Pavot – La Pantoufle

Ca fait quelques années déjà que Forever Pavot nous abreuve de ritournelles pop aux fortes inspirations psychédéliques et cinématographiques, mais cette Pantoufle pourrait être son petit chef d’oeuvre. Rien n’a été aussi fou et inventif cette année que ses morceaux alambiqués, parfois légèrement indigestes, mais tout sauf pantouflards.

 

Lea Porcelain – Hymns to the Night

Lea Porcelain n’a pas pu résister aux sirènes outrancières des années 80, sans toutefois omettre l’essentiel : une identité. Krautrock, post-punk, coldwave, appelez ça comme vous voulez, leur musique est clairement de celles baignée d’une lumière froide. Un premier essai plus que réussi.

aldous harding party

Aldous Harding – Party

L’incroyable Aldous Harding, qui a sorti le clip le plus WTF de cette année, nous a aussi gratifié d’un modèle de sobriété classe en 2017. Après le The Party d’Andy Shauf en 2016, c’est donc le Party de la belle australienne qui hérite de la plume d’or. A la différence près qu’elle a choisi, contrairement à Andy, d’amener un peu d’inconfort à ses ritournelles pop décharnées. Délicieux malaise.

idles brutalism

Idles – Brutalism

Ils n’ont pas inventé la poudre ni le punk, pourtant Idles ont réussi là où une chiée de groupes ont échoué. En jouant leur post-punk déter avec les tripes et avec cette gouaille typiquement britonne, ils ont réussi à insuffler un vrai vent de fraîcheur à une scène parfois caricaturale. Le grand moment de haine et d’énergie de l’année.

 

Quelle Chris – Being You Is Great, I Wish I Could Be You More Often

En parlant du « meilleur album de hip hop décontracté du gland 2017 » en février dernier, je ne m’étais pas trompé. Quelle Chris a sorti l’album rêvé des fumeurs de pilon : du chill, des bonnes vibes et plein de putain de bonnes idées. La super nouvelle, c’est que c’est toujours aussi bon après redescente.

maud geffray polaar

Maud Geffray – Polaar

Enregistré en Laponie, ce Polaar est une nouvelle preuve que le froid > le chaud. Maud Geffray déballe une musique électronique hantée, gonflée aux échos et aux effets sonores qui placent l’auditeur entre le centre de recherche du The Thing de Carpenter et le tournage d’une Marche de l’Empereur sous MDMA.

james darle la vida es una paella

James Darle – La Vida Es Una Paella

Échappé du cirque gogol Salut c’est cool qui fonctionne à plein régime en festoche et sur internet, James Darle a pu se laisser aller à ses lubies électroniques chez Johnkôôl Records. Une techno cheap qui vient des tripes et qui touche en plein coeur, avec une simplicité voire une candeur bien trop rare dans le milieu électronique.

john maus screen memories

John Maus – Screen Memories

Aurait-il pu en être autrement ? Le docteur en philosophie le plus cool du monde (c’était pas très dur en même temps) a sorti ce qui ressemble au plus digne successeur de son magnifique We Must Become the Pitiless Censors of Ourselves. Une synth-pop possédée, régressive et jouissive, sans tomber dans l’éternel clin d’oeil appuyé et lourdingue aux références 80s (coucou Stranger Things !!!!).

jessica93 guilty species

Jessica93 – Guilty Species

Le projet de Geoffray Laporte a certainement franchi un cap cette année, tant en terme de renommée que d’efficacité. Si son précédent album avait déjà apporté la lumière sur son rock brut fini à la bière tiède, celui-ci devrait le consacrer. Accompagné de musiciens, il a pu revoir la construction même de son pseudo-grunge, plus pop dans l’approche et plus mélodique, non sans renier sa réverb et ses ambiances suffocantes.

Les mentions honorables

Voici les quelques albums qui auraient eu leur place dans les 10 premiers à un autre moment. Le retour groovy entre funk et soul de Vulfpeck, avec une palanquée d’invités de prestige. Aussi celui tout en dépouillement de King Krule, hybride au possible. Le mec pourrait te faire un zouk love qui te filerait pas la tourista. Puisqu’on parle d’hybride, dur de passer à côté du coming-out en musique de Tyler, the Creator, incroyable d’inventivité et de folie. L’un des meilleurs albums pop est à mettre au crédit de The Proper Ornaments, sans grande prise de risque mais avec beaucoup de justesse.

Sans oublier, pêle-mêle : Ty Segall, Matt Martians, Mac DeMarco, Degiheugi, Kendrick Lamar, James Holden & the Animal Spirits, Joon Moon

Flop, top titres, plaisirs coupables et bien plus encore

Retrouvez bientôt les meilleurs titres de 2017 et mon bilan 2017 sur VisualMusic ! Avec mes flops, mes plaisirs coupables et tout un tas de choses que je n’ai pu caser ici. Clique, l’ami(e) !


Et toi, c’est quoi tes albums de l’année ?